À quelques semaines des élections présidentielles et législatives de décembre 2018 en RDC, il rassure sa base: « Ma volonté n’est pas d’être élu pour être élu. Au contraire, je veux faire avancer les choses avec tout le monde pour remettre le Haut-Katanga sur le chemin du progrès ». Une déclaration qui a été bien accueillie dans le chef des Katangais en général et des Lushois en particulier.Cependant, ce n’est pas un scoop pour ceux qui connaissent l’homme.

Ce citoyen congolais d’origine libanaise qui vit en RD Congo depuis des décennies n’est pas à sa première campagne électorale. Déjà en 2006 et 2011, il est dans le Top 10 des meilleurs élus du pays aux législatives. Des succès aux goûts de récompense de la part de la population Katangaise, qui est amplement satisfaite et convaincue par Bwana Nazem, a, d’ailleurs renouvelé sa confiance en lui lors des élections du 30 décembre 2018. Inscrit sur la liste ADU (Action dans l’Unité) que chapeaute Thomas Luhaka, Nazem Nazembe, avec le soutien d’une base électorale acquise à sa cause, l’homme a, une fois de plus, prouvé son leadership dans la ville cuprifère, où pourtant il n’a pas été facile de se faire réélire pour bon nombre de ses challengers en raison d’un vote sanction qui visiblement visait à nettoyer et renouveler la classe politique Lushoise. Et pourtant celui-ci, comme un chevalier des temps anciens, est all à la conquête du seuil national et l’a atteint, suscitant ainsi une euphorie sans mesure des membres de son regroupement politique.

Mille et une preuves

Les avis convergent à ce sujet, les victoires électorales successives de Nazem sont la résultante d’une relation fusionnelle entre le peuple Lushois et lui. Le numéro 129 à la députation nationale et 166 aux provinciales de 2018, a abordé sa base électorale, fi er d’avoir un bilan positif à présenter de son exercice du pouvoir comme député et ministre provinciaux. Des actions concrètes qui ne demandent pas une théâtralisation avant d’être servies. Avant de se lancer dans la politique, ce self made man a construit son image en cravachant dans plusieurs secteurs de la vie tels que la pâtisserie, la boulangerie, l’agroalimentaire (ferme), le pétrole, la santé (pharmacie), l’audiovisuel (Malaika tv), la construction. Un gros empire qui emploie des milliers des citoyens de la Province et qui fait de lui un partenaire social des autorités tant provinciales que nationales. Une charge qu’il prend à bras le corps et qu’il ne tarde pas à prouver lorsqu’en début des années 2000, il se lance dans le monde des sports en devenant le parrain du FC Saint Eloi Lupopo, un des clubs phares de la capitale Lushoise. Son amour pour sa province et ses habitants va au-delà des actions, il se traduit par la nature du discours à la population. Il appelle à un éveil de conscience du peuple Katangais et de ses dirigeants. C’est un cri d’alarme qu’il lance en refusant que sa province soit maintenue dans la pauvreté, alors qu’à elle seule, peut se développer. Avec un tas d’opportunités qu’offre la Province dans tous les domaines possibles de la vie, le Katangais mériterait de vivre mieux. Dans un message fort adressé à ses compatriotes, il compare sans peur d’être contredit, le Katanga à l’Afrique du Sud, avant de souligner, que sa province a, pendant longtemps, manqué des hommes bien, des hommes qui ont un coeur d’aimer et de servir le Katanga et le Katangais.

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